France FIRE

Indépendance financière & retraite anticipée au pays de Molière

Blog d'un passionné de modélisation financière

PEA, CTO ou assurance-vie : où investir d'abord ?

Le même versement mensuel, le même rendement, trois enveloppes : seule change la ponction (frais annuels, fiscalité à la sortie). Le tableau chiffre ce que chaque enveloppe vous laisse vraiment, en euros constants.

Méthode & hypothèses
  • Modèle annuel : versements en fin d'année, rendement sur le solde de début d'année, montants en euros constants. Le même flux alimente les trois enveloppes.
  • PEA : après 5 ans de détention, seuls les prélèvements sociaux (18,6 % depuis la hausse de CSG de 2026) frappent les gains ; avant 5 ans, flat tax 31,4 %. Plafond de versements de 150 000 € (frais de courtage ignorés).
  • CTO : flat tax 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de PS) sur les gains à la vente. L'hypothèse ETF capitalisant évite la fiscalité annuelle des dividendes.
  • Assurance-vie : frais de gestion annuels prélevés sur l'encours (unités de compte). Après 8 ans : abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple) sur les gains, puis 7,5 % d'IR jusqu'à 150 000 € de versements (12,8 % au prorata au-delà), plus 17,2 % de prélèvements sociaux (l'assurance-vie a été épargnée par la hausse de CSG). Avant 8 ans : 30 % (12,8 % d'IR + 17,2 % de PS).
  • Limites : sortie en une seule fois à l'horizon. En pratique, une sortie étalée sur plusieurs années rejoue l'abattement de l'assurance-vie chaque année et adoucit sa fiscalité ; la succession (clause bénéficiaire) n'est pas modélisée du tout. L'objectif est un ordre de grandeur honnête pour la phase d'accumulation, pas un arbitrage patrimonial complet.